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Comment fonctionne un orgue de barbarie à cylindre :

(Pour l'orgue de barbarie a carton pneumatique, orgue de barbarie à carton mécanique )

(Il est interdit de reproduire ce dessin ou le texte qui l'accompagne sans accord écrit)



Sur le cylindre sont placés différents clous, ponts ou picots aux endroits voulus. Lorsque l’on tourne la manivelle de l’instrument, le cylindre est mis en mouvement et de l’air est mis sous pression (il est représenté en gris sur le dessin). Lorsque l’un des clous du cylindre rencontre le balancier, celui-ci pivote et ouvre une soupape dans une chambre contenant l’air sous pression. Cette soupape libère un orifice par lequel l’air peut s’échapper et ainsi faire chanter le tuyau correspondant.

Il faut autant de mécanismes identiques que le nombre de notes différentes que l’on veut que l’instrument joue. C’est ce que l’on appelle les touches. Une serinette en possède une vingtaine, un orgue de barbarie une trentaine, et un orgue de salon ou un piano à cylindre peut en compter une centaine. Le cylindre doit être d’autant plus long que l’on veut actionner un plus grand nombre de tuyaux. Les plus gros instruments possèdent un cylindre de 1m50 de long et 60 cm de diamètre. Ces derniers étaient très lourds, fragiles et surtout très chers à réaliser. C’est ce dernier point, qui petit à petit, a fait remplacer les cylindres par d’autres supports, et plus particulièrement dans les grands instruments.